Le mot du Maire

Madame, Monsieur,

Chers Amis,

 

Je ne peux commencer cet édito sans prendre quelques instants pour parler du drame de SIGNES dans le VAR. Il s’agit du décès d’un Maire dans l’exercice de sa fonction. Il intervenait pour faire cesser un dépôt sauvage de matériaux (gravats) dans un secteur protégé. Je n’ai pas plus d’information que vous sur les circonstances et les causes de ce drame, simplement ce que j’ai lu dans les journaux ou entendu à la radio. Cependant le contexte interpelle car cela correspond à ce que nous vivons en permanence. Je veux parler des incivilités au quotidien. Pratiquement tous les jours, les services, les collègues ou parfois nos concitoyens, me font remonter des informations concernant des tags, des dépôts sauvages, des stationnements anarchiques, des non respects des règles sur le droit de l’environnement,  de la police des eaux, de la circulation routière, de l’urbanisme, des arrêtés préfectoraux sur les bruits de voisinage ou autre, bref du savoir vivre au quotidien dans une société organisée.

 

Pour tout ce qui touche aux dépôts sauvages, cela est d’autant plus navrant que des solutions existent avec les trois déchetteries sur le territoire de l’Agglo et qui, pour nos concitoyens, sont actuellement gratuites. Il est donc inutile de prendre sa camionnette ou sa voiture pour  se débarrasser de ces encombrants dans les chemins ou les bois de la commune ou des communes alentours comme cela m’a été rapporté. Pour les autres incivilités, lorsque le tiers est identifié, nous le sensibilisons par courrier en faisant référence aux différents textes ou arrêtés en notre possession. Parfois nous portons plainte auprès du Procureur, mais la procédure est telle que l’infraction doit être suffisamment importante pour justifier cette démarche.

 

Mais toutes ces actions ont un effet boomerang avec parfois un retour musclé. Actuellement beaucoup de nos concitoyens ne supportent plus les rappels à la Loi, à l’ordre, à la bienséance, au savoir vivre. Nos discussions tournent rapidement court avec des menaces verbales (jusqu’à ce jour, je n’ai subi aucune violence physique sauf par les forains ou les gens de voyage) ou des tentatives de déstabilisation avec menace de porter plainte car il y a la phrase magique : « je connais mes droits » mais le mot devoir est banni du vocabulaire. C’est même devenu politiquement incorrect de le prononcer. Même nos enfants dans les écoles ne doivent plus avoir des devoirs à faire à la maison. 

 

Avec ce que nous vivons depuis huit mois, il est peut-être temps que notre société se pose la bonne question :

  • je réalise mes devoirs donc j’ai des droits ou :
  • j’ai des droits et peut-être ferais-je mes devoirs

J’ai ma réponse vu les cours d’instruction civique des années 1950-1960, mais aujourd’hui ?

 

Après ce préambule que, compte tenu des circonstances, j’estimais nécessaire, cet édito va reprendre sa forme traditionnelle. Avec la fin de l’été, la rentrée scolaire nous fait entrer dans le dernier quart de l’année civile. Les moissons sont terminées et ont été réalisées dans de bonnes conditions sauf pour nos pompiers qui ont un nombre de sorties conséquent à leur actif pour lutter contre les feux de chaumes ou de céréales. Les vendanges, elles, ne seront pas commencées lorsque vous lirez ces lignes. Nos amis viticulteurs se désolent face à une récolte prometteuse au moment du débourrement mais qui au fil du temps a vu s’envoler les espoirs d’un belle récolte. Floraison difficile entrainant un millerandage important, attaque d’oïdium sans commune mesure avec nos critères habituels et coup de chaleur totalement inhabituel avec un dessèchement prématuré des baies et des vignes qui souffrent de stress hydrique.

 

Une date de vendanges dans la moyenne actuelle,  autour du 12 – 15 septembre, mais très précoce quant à l’arrivée des vendangeurs. Dès le deux août pour les premières caravanes rejointes le huit par un nouveau contingent. Eux aussi connaissent leurs droits : tolérance de quelques jours sur l’espace public en dehors des voies de circulation mais les devoirs s’effacent quand il s’agit de branchement électrique ou de prélèvement d’eau sur les poteaux d’incendie. Mais où sont les gens d’ENEDIS ou de la Police de l’Eau ?

Il faut cependant organiser les choses pour éviter tout accident et il arrive que parfois nous ayons des interlocuteurs sérieux.

Le premier septembre est également synonyme de rentrée scolaire. Pendant les mois de juillet et d’août des entreprises et nos services ont travaillé pour faire en sorte que nous soyons prêts à accueillir nos enfants dans les meilleures conditions possibles. Pas de gros travaux cette année mais de l’entretien et des peintures parmi les travaux les plus significatifs.

 

Depuis quelques années nous essayons de mettre en œuvre la technique du zéro phyto dans nos espaces publics hors le cimetière. Cela demande énormément de temps et de personnels. L’alternance des fortes chaleurs et du peu de pluie a engendré un développement très important des mauvaises herbes qui, conjugué aux congés de nos collaborateurs, ne donne pas une image positive de notre collectivité actuellement. Je vous sollicite depuis quelques temps pour nous aider, mais cela ne s’est que rarement concrétisé et notre commune n’offre pas aujourd’hui son plus beau visage.

 

Parmi les travaux que nous avons réalisés pour cette première période de l’année, nous pouvons signaler la fin de l’enfouissement des réseaux aériens du boulevard Jean Brion.  Nous préparons le dossier de renforcement des trottoirs et de la chaussée pour une réalisation en 2020 si des crédits nous sont alloués. Pour la rue Cense-Bizet, le réseau principal est terminé et l’entreprise interviendra en domaine privé pour la déconnexion des réseaux à la rentrée. Ensuite l’Agglo interviendra sur le réseau d’eau potable. En 2020 nous procéderons à l’enfouissement des réseaux aériens et nous lancerons les études pour la rue et les trottoirs.

 

La mise aux normes des installations individuelles d’assainissement a commencé sur l’ensemble de nos communes, sous la responsabilité de l’Agglo, mais l’entreprise ayant 15 mois de délai contractuel, le chantier ne va pas vite. Nous les alertons en permanence sur le fait que ces travaux sur Gionges-Fulaine et la Madeleine seraient plus simples à réaliser actuellement qu’en plein hiver vu la nature des sols dans ce secteur, cela ne fait pas progresser le dossier pour autant.  Sur Gionges, la réfection de la rue du Château est terminée

Pour le Vieux Moulin nous avons lancé deux consultations pour trouver des entreprises. Nous avons pu attribuer trois lots sur dix et nous avons deux lots pour lesquels il n’y a aucune candidature. Les travaux ne pourront donc pas commencer en septembre comme initialement prévu mais dans le courant de 2020 car nous devons refaire nos dossiers de demande de subvention et en aucun cas commencer ces derniers si nous n’avons pas les arrêtés attributifs.

 

Pour rappel, il est impératif de faire une déclaration de travaux avant toute intervention d’un artisan. Cela concerne le remplacement des huisseries, fenêtres et volets, mais aussi toute intervention en façade ou toiture. Le centre-ville est en zone protégée et remarquable et les services de l’Architecture et du Patrimoine sont intraitables sur ce sujet. Il est plus facile de discuter au préalable avec ces derniers que de devoir refaire ses travaux. Je me permets, à nouveau, de vous mettre en garde contre les mauvais conseilleurs qui prétendent l’inverse. 

 

Avenue du Général de Gaulle, Route de la Maison, dans la zone de développement économique, des travaux d’archéologie préventive doivent commencer en septembre ou octobre. Ils sont désormais un préalable obligatoire à toute évolution de ce secteur. Mais l’ÉTAT a ses priorités qui ne sont pas nécessairement les nôtres.

 

Parmi les chantiers en cours qui intéressent notre collectivité, la deuxième tranche de la reconstruction de la maison de retraite sera achevée pour la fin de l’année. Le déménagement est prévu sur novembre ou décembre, sauf aléas, et il conviendra de s’interroger sur le devenir de l’ancien établissement rue de l’Hôtel-Dieu. Je désire à nouveau remercier, publiquement, les personnels pour le soutien qu’ils apportent à nos résidents et leur famille et leur professionnalisme dans ces moments où les uns et les autres sont passablement perturbés par ces travaux.

Sur Gionges, la fibre optique est en cours de déploiement.  Mais cela ne signifie pas que nos amis pourront bénéficier du très haut débit pour Noël. Il faut compter avec les installations techniques, l’infrastructure principale et toutes ces ramifications puis il faut un prestataire. Mais ça avance.

Comme à chaque nouvel édito, je ne fais que survoler notre actualité en insistant sur quelques points marquants, sur des investissements important. Des projets sont en cours de discussion et de chiffrage mais nous en parlerons le moment venu. L’ensemble de nos équipes, et leurs élus, travaillent sur nos quatre collectivités et font en sorte que personne ne se sente délaissé.

 

Comme d’habitude, le Conseil, les Adjoints, les Maires délégués et moi-même restons à votre disposition pour tout renseignement complémentaire. Il vous est possible de nous faire part de vos suggestions par courrier ou par mail.

Pascal PERROT

Je vous remercie  de votre attention et vous souhaite une bonne rentrée.